Echappement MoserLa durabilité et la facilité d’entretien sont des caractéristiques qui, dans le cahier des charges des services de développement de Moser, occupaient une place majeure. Les ingénieurs n’ont donc pas manqué de rechercher des moyens pour améliorer le coeur mécanique d’une montre, le mécanisme chargé d’entretenir les oscillations. C’est ainsi qu’ils remplacèrent d’abord la raquette de l’échappement par des contrepoids classiques en or massif, situés sur la serge du balancier. Ce ne fut pas une mince affaire puisqu’il fallut produire des vis dont le diamètre de filetage n’était que de 0,35 mm. L’avantage qui en résulte valait amplement ces efforts: les oscillations du balancier sont plus régulières, l’échappement est moins sensible aux chocs et l’influence de la position de la montre sur la précision de marche devient moindre.
Lorsqu’un mouvement doit être nettoyé dans le cadre de son entretien afin d’éliminer les traces d’usure dues au frottement, il faut démonter toutes les pièces, les laver, les rassembler et les huiler. Cela s’applique également à des pièces telles que l’échappement qu’il faut ensuite réguler à nouveau: un processus délicat qui prend surtout beaucoup de temps. Moser a également trouvé une solution innovante à ce problème: pour la toute première fois dans une montre-bracelet, tout le dispositif de l’échappement est monté sur une platine séparée et est relié au reste du mouvement uniquement par la roue d’ancre. De cette manière, l’ensemble du mécanisme peut être substitué en ne détachant que deux vis. Au moment d’une révision, il est démonté et remplacé en échange standard. Les spécialistes de Moser nettoient alors le mécanisme et procèdent à son réglage. La durée de révision d’une montre Moser s’en trouve considérablement réduite et la régulation peut être nettement plus précise.